C'est un petit village accroché à la montagne, qui fait partie des Pueblos del sur, c'est à dire des villages perdus dans les vallées du sud de mérida.
Ils sont généralement très isolés, mais celui-ci est parmi les plus accessibles car il a un chemin carrossable depuis 15 ans. Il y en a pour 5 heures avant de rejoindre une route goudronnée.
Beaucoup de ces villages ont été peuplés lorsqu'il y a eu une chasse aux sorcières contre les européens après la décolonisation. Simon Bolivar avait appelé à leur extermination (oui, il ne faisait pas les choses à moitié), ils ont été se réfugier dans ces montagnes inaccessibles et sont restés coupés du monde. Ainsi, j'ai entendu qu'on pouvait voir dans certains villages des roux aux yeux bleus.
La rue principale (la seule en fait)
On s'est fait interviewer à la radio locale, que tout le monde écoute en permanence. Si on a quelque chose à dire, il suffit d'aller frapper à leur porte pour passer tout de suite en direct.
Le lendemain, tous les gens qu'on croisait nous parlaient de notre passage. C'est facile de devenir célèbre !
Haute altitude, pas de pollution atmosphérique, peu de pollution lumineuse... C'est idéal pour observer les étoiles.
On voit même une étoile filante sur la photo !
Une affiche pro-chavez, comme partout dès que l'on sort du centre de Caracas.
Celle-ci évoque la loi sur les terres, qui est sensée exproprier les grands propriétaires terriens pour donner aux "honnêtes paysans".
Greg remplit le registre de la posada, dans la cuisine.
Notez la machette sur la table et dans la niche enguirlandée, une figure religieuse et une affiche pro-chavez.
Bien que ce petit village garde son caractère, il semble qu'il y ait de plus en plus d'étrangers qui viennent y faire du tourisme. Cela reste sympa d'y passer une nuit, mais pour quelque chose de plus authentique, il faut s'enfoncer un peu plus dans les vallées du sud, où personne ne va.